You are currently viewing Oranger en pot : arrosage, taille et hivernage pour le garder en bonne santé
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Un oranger en pot demande un grand contenant de 40 à 50 cm percé au fond, un substrat drainant, six à huit heures de soleil par jour et un arrosage dès que les 5 à 10 premiers centimètres de terre sont secs. On le taille en fin d’hiver, avant la reprise de la végétation, en retirant le bois mort et en aérant le centre. Il ne supporte pas le gel : on le sort après les dernières gelées, vers la mi-mai, et on le rentre à l’automne dans une pièce très lumineuse et fraîche.

Voici le détail des soins, du choix du pot jusqu’à l’hivernage.

Pot et substrat

Choisissez un pot de 40 à 50 cm de largeur et de profondeur, avec de larges trous de drainage. La terre cuite laisse respirer les racines et sèche plus vite, ce qui limite le risque de pourriture, mais elle est lourde à déplacer. Le plastique est léger et garde davantage l’humidité : il demande d’arroser avec plus de mesure. Un pot sur roulettes simplifie la rentrée d’automne.

Mettez au fond une couche de billes d’argile ou de graviers. Remplissez avec un mélange léger, par exemple du terreau pour agrumes ou du terreau universel additionné de sable grossier ou de perlite. Un substrat qui retient l’eau fait pourrir les racines. Quand vous empotez, tassez légèrement sans écraser la motte.

Rempotez tous les deux à trois ans, au printemps, dans un pot de 5 à 10 cm plus large. Renouvelez en même temps une partie du terreau.

Lumière et température

L’oranger vient de régions chaudes. Il lui faut au moins six à huit heures de lumière directe par jour. En été, un balcon ou une terrasse bien exposés conviennent. Il pousse à une température de 12 à 25 °C. En dessous de 5 °C, il souffre, et les gelées l’abîment gravement.

Sortez-le après les dernières gelées, en général à la mi-mai. Habituez-le au plein soleil sur quelques jours pour éviter les brûlures sur les feuilles. Rentrez-le avant les premiers froids, en octobre.

L’hivernage

L’hiver, l’idéal est une pièce lumineuse et fraîche, entre 5 et 12 °C : véranda, serre froide, cage d’escalier claire. Un salon chauffé à 20 °C et peu lumineux provoque la chute des feuilles. Arrosez beaucoup moins, juste assez pour que la motte ne se dessèche pas, et arrêtez l’engrais. Aérez dès que le temps est doux.

Si l’arbre perd ses feuilles à l’intérieur, c’est le plus souvent un manque de lumière, un air trop chaud ou un arrosage mal dosé. Il se rétablit en général au printemps si les racines sont saines.

Arrosage et engrais

Arrosez en profondeur, jusqu’à ce que l’eau sorte par le fond, puis attendez que le dessus du substrat sèche. En été, il faut parfois arroser tous les jours par forte chaleur. Videz toujours la soucoupe. Les racines ne supportent pas de baigner dans l’eau.

L’oranger préfère l’eau de pluie. L’eau du robinet très calcaire provoque des feuilles jaunes aux nervures vertes, signe de chlorose ferrique. Dans ce cas, un apport de fer chélaté et un arrosage à l’eau de pluie corrigent le problème.

Du printemps à la fin de l’été, apportez un engrais pour agrumes toutes les deux à quatre semaines, selon les indications du fabricant. Choisissez-le pauvre en azote, riche en potassium et en magnésium, pour soutenir la floraison et la fructification. Un excès d’azote donne beaucoup de feuilles et peu de fruits.

Tailler l’oranger en pot

Taillez en fin d’hiver ou au tout début du printemps, avant le départ de la végétation. Commencez par enlever les branches mortes, cassées ou malades, puis celles qui se croisent. Éclaircissez le centre pour que la lumière et l’air circulent. Raccourcissez les branches trop longues pour garder une silhouette en boule, ce qui encourage de nouvelles ramifications.

Supprimez aussi les gourmands, ces pousses verticales vigoureuses qui partent du tronc ou du porte-greffe et épuisent l’arbre. Utilisez un sécateur propre et bien affûté, désinfecté à l’alcool entre deux arbres. Coupez au-dessus d’un bourgeon, en biais. Évitez les tailles sévères : un oranger taillé à l’excès met un à deux ans à refleurir.

Parasites et maladies

Surveillez le dessous des feuilles. Les cochenilles ressemblent à de petites coques brunes ou cotonneuses, les pucerons se regroupent sur les jeunes pousses et les araignées rouges apparaissent par air sec et chaud, avec de fines toiles. Un nettoyage au savon noir dilué, un chiffon humide ou de l’huile de neem permettent de les contrôler quand l’infestation est légère. En intérieur, aérez davantage et brumisez le feuillage pour limiter les araignées rouges.

Une substance collante et un voile noir sur les feuilles, la fumagine, signalent la présence de cochenilles ou de pucerons. Éliminez-les, puis lavez les feuilles.

Et si l’oranger ne donne pas de fruits

Un oranger en pot met souvent plusieurs années avant de fleurir et de fructifier. Un manque de lumière, un hiver trop chaud ou un excès d’azote retardent la floraison. Les fruits, eux, mettent plusieurs mois à mûrir et restent sur l’arbre jusqu’à l’hiver. Si vous cherchez un agrume plus tolérant en pot, le citronnier et le kumquat sont réputés plus faciles. Voyez le guide du citronnier, l’article pour faire grandir un citronnier en pot et le guide du kumquat.

Laurent

Journaliste depuis plus de 30 ans, j'ai travaillé pour la presse magazine et d'information nationale et régionale. Par ailleurs je suis aussi passionné de nature et auteur de plusieurs livres sur le sujet comme "Le potager pour manger sain à petit budget" ou encore "MA MICRO-FERME EN POTS: Permaculture, santé et recettes : le guide du jardinier urbain."