La bignone, ou Campsis, fascine par sa floraison exubérante en trompettes colorées. Cette plante grimpante transforme rapidement une façade banale en un tableau végétal éclatant. Cependant, sa croissance vigoureuse pose un défi de taille au jardinier amateur. Sans un support adéquat, cette liane puissante peut s’effondrer sous son propre poids. Installer un treillage solide pour la bignone devient donc une priorité absolue pour garantir la sécurité et l’esthétique de votre aménagement. Nous vous guidons pas à pas pour réussir cette installation durable.
- Comprendre la nature vigoureuse de la bignone
- Choisir les matériaux pour une durabilité maximale
- Préparer le mur et rassembler l'outillage
- Définir l'emplacement et tracer les repères
- Fixer solidement le support au mur
- Planter et guider la bignone vers son treillage
- Assurer l'entretien régulier de l'installation
- Éviter les erreurs fréquentes
- Conclusion
- FAQ : Tout savoir sur le treillage de la bignone
Comprendre la nature vigoureuse de la bignone
Avant de percer le moindre trou, analysez le comportement de votre plante. La bignone appartient à la famille des Bignoniaceae. Elle produit du bois lourd en vieillissant. Contrairement à une clématite légère, la bignone développe des troncs épais.
Certaines variétés possèdent des crampons naturels. Elles s’accrochent seules aux murs rugueux. Pourtant, un treillage reste souvent nécessaire. Il permet de guider la plante précisément. Il protège aussi le crépi d’une humidité excessive.
Le vent exerce une pression énorme sur une bignone adulte. Le feuillage dense offre une prise au vent importante. Votre structure doit résister à ces contraintes mécaniques fortes. Ne sous-estimez jamais la puissance de cette liane.
Choisir les matériaux pour une durabilité maximale
Le choix du matériau détermine la longévité de votre installation. Oubliez les treillages en plastique fin ou en bois de cagette. Ils céderont en moins de deux saisons.
Le bois traité et imputrescible
Le bois apporte une touche naturelle et chaleureuse. Optez pour des essences dures comme le châtaignier ou le robinier. Le pin autoclave classe 4 convient aussi. Vérifiez l’épaisseur des lattes. Elles doivent mesurer au moins deux centimètres. Traitez les coupes avec un produit protecteur. Cela empêche l’eau de s’infiltrer.
Le métal et le fer forgé
Le métal offre une résistance supérieure pour les très grandes plantes. L’acier galvanisé résiste parfaitement à la rouille. Le fer forgé apporte une élégance classique indéniable. Attention cependant à la chaleur. Le métal brûlant peut parfois endommager les jeunes pousses tendres en plein été.
Les câbles en acier inoxydable
Cette solution séduit les amateurs de design contemporain. Les câbles sont discrets et quasi invisibles sous le feuillage. Utilisez du câble d’au moins 3 millimètres de diamètre. Assurez-vous d’avoir des tendeurs de qualité. La tension doit rester constante malgré les variations de température.
Préparer le mur et rassembler l’outillage
Une bonne préparation évite les mauvaises surprises durant le chantier. Inspectez d’abord la solidité de votre mur. Un support friable ne retiendra pas les chevilles.
Rassemblez les outils suivants :
- Une perceuse à percussion puissante.
- Des forets adaptés à la maçonnerie.
- Un niveau à bulle pour l’alignement.
- Un mètre ruban et un crayon gras.
- Un marteau et un jeu de clés ou tournevis.
- Des chevilles à expansion de haute qualité.
- Des tirefonds ou vis longues en inox.
Portez toujours des lunettes de protection lors du perçage. La poussière de brique ou de béton est irritante.
Définir l’emplacement et tracer les repères
L’esthétique de votre façade dépend de la symétrie de l’installation. Ne posez pas le treillage au hasard. Réfléchissez à la trajectoire future de la Campsis.
Positionnez le treillis à blanc si possible. Demandez de l’aide pour le maintenir. Reculez pour juger de l’effet visuel global. Marquez les emplacements des trous avec précision. Utilisez le niveau à bulle pour vérifier l’horizontalité.
Laissez un espace libre en bas du mur. Le treillis ne doit pas toucher le sol. Cela évite la pourriture du bois par capillarité. Comptez environ 30 à 50 centimètres au-dessus du sol.
Fixer solidement le support au mur
C’est l’étape critique de votre projet. La solidité de l’ancrage garantit la sécurité de l’ensemble. Et à la fin la durabilité dans le temps de votre treillage pour la bignone.
Le perçage du support
Percez les trous aux endroits marqués. Tenez votre perceuse bien perpendiculaire au mur. Respectez le diamètre indiqué sur vos chevilles. Nettoyez soigneusement les trous après le perçage. Utilisez une soufflette ou un aspirateur pour retirer la poussière.
Le choix des entretoises
N’appuyez jamais le treillage directement contre le mur. L’air doit circuler derrière la plante. Cela prévient les maladies fongiques. Cela empêche aussi les insectes de proliférer. Utilisez des entretoises ou des cales. Elles doivent créer un écart de 3 à 5 centimètres.
Le vissage final
Insérez les chevilles dans le mur. Placez les entretoises sur les vis. Traversez le treillis puis vissez dans les chevilles. Serrez fermement mais sans écraser le bois. Vérifiez la solidité en tirant dessus modérément. La structure ne doit absolument pas bouger.
Planter et guider la bignone vers son treillage
Votre structure est prête à accueillir la végétation. Plantez votre bignone à une distance raisonnable du mur.
Creusez un trou deux fois plus grand que la motte. Inclinez la motte vers le support lors de la plantation. Rebouchez avec un mélange de terre et de compost. Tassez bien la terre autour des racines.
Sélectionnez les tiges les plus vigoureuses. Attachez-les délicatement au bas du treillage. Utilisez du lien souple ou du raphia. Ne serrez pas trop les nœuds. La sève doit circuler librement. Les tiges vont grossir rapidement.
Guidez les rameaux en éventail. Cela couvre la surface de manière harmonieuse. Ne laissez pas toutes les tiges monter verticalement. La base se dégarnirait trop vite.
Assurer l’entretien régulier de l’installation
Votre travail ne s’arrête pas après la pose. Un suivi annuel préserve votre investissement.
La taille de contrôle
Taillez votre Campsis radicans chaque année à la fin de l’hiver. Supprimez le bois mort. Réduisez les rameaux secondaires. Cela allège le poids global supporté par le treillis. Une taille sévère stimule aussi la floraison future.
La vérification des fixations du treillage de la bignone
Inspectez les points d’ancrage une fois par an. Le vent peut desserrer les vis avec le temps. Donnez un tour de vis si nécessaire. Vérifiez l’état du bois ou la tension des câbles. Remplacez immédiatement toute pièce montrant des signes de faiblesse.
Le traitement des matériaux
Appliquez une lasure sur le bois tous les deux ou trois ans. Traitez le métal contre la corrosion si besoin. Ces gestes simples prolongent la vie de votre support de dix ans.
Éviter les erreurs fréquentes
Certains pièges classiques guettent le jardinier pressé.
Ne choisissez pas un emplacement trop ombragé. La bignone exige le plein soleil pour fleurir. Un treillage à l’ombre restera vide de fleurs.
Ne plantez pas trop près des fondations. Les racines de la bignone sont puissantes. Laissez au moins 50 centimètres entre le pied et le mur.
Ne négligez pas l’arrosage les deux premières années. La plante doit s’installer en profondeur. Un manque d’eau freine la colonisation du treillage.
Conclusion
Installer un treillage pour une bignone demande de la rigueur. C’est un investissement en temps et en matériel. Cependant, le résultat en vaut la peine. Une Campsis épanouie sur un support solide est un spectacle magnifique. Elle habille votre maison avec panache et couleur. Suivez ces étapes méthodiquement. Vous profiterez ainsi d’un jardin vertical luxuriant et sécurisé pour de nombreuses années.
FAQ : Tout savoir sur le treillage de la bignone
Quel est le meilleur moment pour installer le treillage ?
Installez votre structure avant la plantation, idéalement au printemps ou à l’automne. Il est plus difficile de fixer un support derrière une plante déjà développée sans l’abîmer.
Peut-on utiliser un grillage à poule comme support ?
Non, le grillage à poule est beaucoup trop souple et fragile. Le poids du bois de la bignone finira par tordre et arracher ce type de grillage très rapidement.
Faut-il percer la façade si la bignone a des crampons ?
Oui, c’est préférable pour la santé de votre mur. Même avec des crampons, le poids peut décoller un vieux crépi. Un treillage protège le revêtement et permet une meilleure aération.
Quelle est la durée de vie d’un treillage en bois ?
Un treillage en bois traité (autoclave ou bois dur) dure entre 10 et 15 ans. Un entretien régulier avec de la lasure ou de l’huile prolonge cette durée significative.
Comment attacher la bignone sans blesser les tiges ?
Utilisez des liens en caoutchouc, du raphia ou des bandes de tissu. Évitez absolument le fil de fer nu qui cisaille l’écorce lorsque la branche grossit en diamètre.
Quelle charge le treillage doit-il supporter ?
Une bignone adulte peut peser plusieurs centaines de kilos, surtout après une pluie. Votre installation doit supporter ce poids mort additionné à la pression du vent.
Puis-je installer une bignone sur une clôture mitoyenne ?
Vérifiez la solidité de la clôture et l’accord de votre voisin. La bignone est envahissante et ses racines ou branches passeront forcément de l’autre côté rapidement.
La bignone abîme-t-elle les murs en pierre ?
Les crampons peuvent s’insinuer dans les joints friables des vieux murs en pierre. Le treillage déporté reste la solution la plus sûre pour préserver le patrimoine bâti ancien.
