Février à avril sous abri, jamais en pleine terre trop tôt
Une tomate a besoin d’un long été pour mûrir, et elle ne supporte pas le gel. Dans presque toute la France, on la sème donc au chaud, à l’intérieur ou sous abri, six à huit semaines avant la date où l’on pense pouvoir la planter dehors. Un repère simple : si votre dernier gel tombe vers la mi-mai, semez entre la mi-mars et début avril. Sur la côte méditerranéenne, vous pouvez commencer en février. Dans les régions froides, attendez mars.
Le semis en pleine terre ne se fait que dans les régions très douces, à partir d’avril, quand le sol est réchauffé et que le gel ne revient plus. Même là, beaucoup de variétés n’ont pas le temps de mûrir, et un semis sous abri reste plus sûr.
Le piège habituel est de semer trop tôt. Un plant semé en janvier sur un rebord de fenêtre manque de lumière : il s’allonge et devient fragile, sans produire plus tôt que celui semé en mars. Notre article sur l’éclairage des semis explique comment éviter cet écueil.
Comment semer
Remplissez une caissette ou des godets d’un terreau de semis léger, fin et peu riche. Posez les graines et recouvrez-les d’une fine couche de terreau : une graine de tomate se sème à peine enterrée, vers 0,5 cm de profondeur. On met deux ou trois graines par godet, quitte à supprimer ensuite les plants les plus faibles. Brumisez pour ne pas déplacer les graines et gardez le terreau humide sans le détremper. Un couvercle transparent entretient l’humidité.
La température de germination idéale se situe autour de 20 °C, un peu plus si possible. Il faut compter une à deux semaines pour voir sortir les premières pousses. Dès la levée, retirez le couvercle et donnez la plus belle place possible à la lumière : un appui de fenêtre au sud ou une lampe horticole. Pour la tomate cerise, la méthode est la même, avec des plants un peu plus vigoureux.
Repiquer, puis habituer à l’extérieur
Quand les plants ont deux vraies feuilles, après les deux petites feuilles rondes du départ, repiquez-les dans des godets individuels, en enterrant la tige jusqu’aux premières feuilles : elle émettra des racines supplémentaires. Les détails sont dans notre guide pour repiquer les tomates. Pour l’eau, voyez arroser les semis en godet.
Une semaine avant la plantation, sortez les plants à l’abri du vent quelques heures par jour, en augmentant la durée peu à peu. Sans cette étape, le choc de la lumière et du vent les brûle ou les arrête.
Planter dehors au bon moment
La date de plantation dépend de votre dernier gel, jamais du calendrier du semis. Dans la moitié nord, on attend la mi-mai, après les saints de glace. Dans le sud, la plantation se fait dès avril. Après Pâques, la lune rousse apporte parfois des gelées tardives : gardez un voile d’hivernage à portée de main jusqu’à la mi-mai. La suite est expliquée dans comment planter les tomates. Pour des variétés qui mûrissent vite et que l’on peut planter plus tôt, voir les tomates précoces.
Semer avec la lune
Les jardiniers qui suivent la lune sèment en lune montante, quand la sève monte vers les parties aériennes, et repiquent en lune descendante, quand elle se concentre dans les racines. C’est une tradition de jardinage, pas une règle démontrée, et beaucoup de jardiniers l’utilisent comme repère plutôt que comme contrainte. Si vous voulez l’essayer, notre article sur jardiner avec la lune en avril donne la méthode. Dans tous les cas, la température et la lumière pèsent davantage sur la réussite du semis.
En pot ou en jardinière
Pour une culture en pot, on sème de la même manière et à la même période, mais la plante finale demande un grand contenant, d’au moins 30 cm de profondeur et de largeur environ. Le détail est dans l’article sur la culture des tomates en pots.
