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Taillez le laurier-rose en fin d’hiver ou au début du printemps, de mars à avril selon la région, quand les gelées sont passées et avant la reprise de la végétation. Raccourcissez les tiges d’un tiers environ, supprimez le bois mort et les branches qui se croisent. Le laurier-rose fleurit sur les pousses de l’année : une taille avant la pousse favorise donc une floraison abondante en été. Portez des gants, car toute la plante est toxique, et ne brûlez jamais les déchets de taille.

La suite explique le matériel, les gestes selon l’âge de l’arbuste et ce qu’il faut éviter.

Le bon moment

Le laurier-rose forme ses fleurs au bout des tiges nées au printemps. Si vous le taillez en pleine végétation, vous coupez des boutons. Le meilleur moment est donc la fin de l’hiver, quand les nouvelles pousses n’ont pas encore démarré et que les risques de gel sont écartés. Dans les régions froides, attendez avril : les extrémités gelées se reconnaissent alors facilement, et une taille trop précoce expose les coupes au gel.

Après la floraison, de septembre à octobre, on peut retirer les fleurs fanées et raccourcir légèrement les tiges trop longues. Évitez une taille sévère à l’automne, car elle laisse l’arbuste fragile avant l’hiver.

Matériel et précautions

Il vous faut un sécateur bien affûté pour les tiges fines, un coupe-branche ou une scie d’élagage pour le vieux bois, et une paire de gants épais. Toutes les parties du laurier-rose, feuilles, fleurs, écorce et sève, sont toxiques pour l’être humain et pour les animaux. La sève peut irriter la peau et les yeux : portez des lunettes si vous taillez au-dessus de la tête, et lavez-vous les mains et les outils après le travail.

Ne brûlez pas les branches taillées, la fumée est dangereuse à respirer. Ne les mettez pas au compost et ne les donnez pas à des animaux. Déposez-les en déchèterie ou en sacs fermés. Désinfectez vos outils à l’alcool avant la taille pour ne pas transmettre de maladies d’un arbuste à l’autre.

Les gestes de la taille

Commencez par le nettoyage : retirez le bois mort, les branches abîmées par le gel ou malades, et les tiges qui se croisent ou frottent l’une contre l’autre. Les frottements créent des blessures par lesquelles entrent les maladies.

Raccourcissez ensuite les tiges d’environ un tiers, au-dessus d’une paire de feuilles ou d’un bourgeon. Cela donne un buisson plus dense et encourage de nouvelles pousses florifères. Visez une forme arrondie, plus large à la base qu’au sommet pour que la lumière arrive jusqu’en bas. Pour une forme en arbre sur tige, supprimez régulièrement les rejets qui partent de la base.

Pour éviter que l’arbuste ne devienne dégarni à l’intérieur, éclaircissez le centre. Les tiges très vieilles et sans fleurs peuvent être coupées à la base.

Rajeunir un vieux laurier-rose

Un laurier-rose très vieux, dégarni ou envahissant se rajeunit de façon progressive. Coupez chaque année le tiers des plus vieilles tiges au ras du sol, sur trois ans. Cela permet à de nouvelles tiges de repartir de la souche sans priver l’arbuste de ses fleurs. Une taille radicale en une seule fois est possible sur les sujets vigoureux dans les régions douces, mais il faut alors s’attendre à une floraison réduite ou absente l’année suivante.

Arrosez et nourrissez bien après une taille importante. Un apport de compost mûr ou d’engrais pour plantes à fleurs soutient la reprise.

Fréquence, taille d’été et cicatrisation

En été, on peut retirer les fleurs fanées d’une coupe légère pour relancer la floraison. Évitez les tailles sévères en été, car l’arbuste fleurit alors sur les tiges en cours de formation.

Un laurier-rose se taille chaque année, légèrement, plutôt que tous les trois ans fortement. Une petite taille annuelle garde la forme et évite les coupes sur du vieux bois, qui repart moins bien. La cicatrisation ne nécessite pas de mastic sur les coupes d’arbustes de ce type, une coupe nette suffit.

Pour multiplier un sujet que vous avez taillé, voyez l’article sur la bouture du laurier-rose.

Laurent

Journaliste depuis plus de 30 ans, j'ai travaillé pour la presse magazine et d'information nationale et régionale. Par ailleurs je suis aussi passionné de nature et auteur de plusieurs livres sur le sujet comme "Le potager pour manger sain à petit budget" ou encore "MA MICRO-FERME EN POTS: Permaculture, santé et recettes : le guide du jardinier urbain."